Les suites de la censure de la conférence du 3 janvier : un recours au tribunal administratif

Suite à la censure par une délibération du conseil municipal de Suzannecourt de la conférence sur le projet de laverie nucléaire d'Unitech dans le cadre de notre cycle qui aurait dû se dérouler hier dans ce village, une demande de référé liberté avait été déposée au tribunal administratif par Joinville Lave Plus Propre, association opposée à la laverie ayant son siège social dans le village et qui avait réservé la salle.

 

Nous apprenons dans le Journal de la Haute-Marne d'aujourd'hui que la demande de référé liberté a été rejetée (sans en savoir plus sur les raisons précises).

 

Pourtant, les deux exigences pour un référé liberté sont :

- l'urgence

- une situation manifestement illégale

 

Nous savions que c'est au juge d'apprécier si les conditions étaient remplies, mais nous pouvions quand même espérer que c'était le cas. C'était sûrement le cas. Seulement voilà, un prétexte flou, de très mauvaise foi et non étayé d'un risque que la conférence "dégénère (là où jamais une conférence n'a dégénéré) suffit à annuler une réunion d'information publique organisée longtemps à l'avance et dans les règles de l'art d'un point de vue administratif ! Maintenant que JLPP a son siège social dans la commune et qu'il ne devrait plus être possible de lui refuser une salle à ce titre, le dernier recours possible est d'opposer "un risque de trouble à l'ordre public" ...

 

Conclusion : tout est bon pour contourner le droit à l'information quand il s'agit du nucléaire !

 

C'est aussi en réaction à cette triste réalité à laquelle nous sommes souvent confronté-es que nous avons décidé d'organiser ce cycle...

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